La restauration - Grand Hôtel-Dieu

La restauration

LA RESTAURATION DES FACADES

Pour la reconversion d’un monument aussi emblématique que l’Hôtel-Dieu, un soin tout particulier sera apporté à la restauration afin qu’elle soit à la mesure de l’envergure des lieux. La qualité architecturale et la valeur patrimoniale de l’ensemble nécessitent en effet le plus haut niveau de prestations.

Deux cas se présentent : les façades enduites dans les cours et les façades en pierre de taille tournées vers la ville (quai et rue de la Barre).

  • Pour les façades des cours, la plupart des enduits sont conservés, consolidés et restaurés après nettoyage. Ils recevront un badigeon à la chaux et une patine réalisée à l’aide de pigments naturels pour leur redonner toute leur profondeur.
  • La grande façade sur quai, projet de Soufflot, demande, quant à elle, un traitement tout particulier. Un nettoyage par micro-gommage très basse pression éliminera les encrassements dus aux agents atmosphériques et à la pollution. Certaines pierres endommagées seront remplacées. Les joints entre pierres, disparus ou abîmés, seront repris afin d’éviter les entrées d’eau. Enfin, une patine d’harmonisation très subtile redonnera à l’œuvre toute sa majesté.

LES MENUISERIES

Près de 1 400 menuiseries sont à créer ou à remplacer et plusieurs cas de figure se présentent :

  • Si aucune des menuiseries du XVIIe siècle ne subsiste, l’étude des traces dans les maçonneries a cependant permis de comprendre toutes les dispositions anciennes. Elles seront donc recréées sur le dessin original.
  • Des grandes menuiseries XVIIIe siècle de la période Soufflot, il ne subsiste que des vestiges. Ils présentent une grande richesse de composition, hiérarchisée avec une traverse moulurée, des montants en retrait et des petits bois moins épais. Cette composition sera conservée pour les nouvelles menuiseries qui seront adaptées afin de répondre aux exigences acoustiques et thermiques actuelles.
  • Pour ce qui est des menuiseries du XIXe siècle, la problématique est encore très différente puisque de nombreuses menuiseries d’origine sont toujours en place (cour du midi). Elles seront donc restaurées et améliorées sur le plan thermique (verres haute performance) et les manquantes seront refaites à l’identique.

LE GRAND DÔME

Le Grand Dôme a été entièrement restauré dans les années 1960-1980. Le décor intérieur sera simplement dépoussiéré et harmonisé.

La couverture sera révisée et les parties en cuivre non protégées seront dorées.

Pour illuminer le toit, les filets des membrons en plomb, ainsi que les angelots et la croix du Dôme seront également dorés.

LE PETIT DÔME

Ce chef d’œuvre de l’architecture du XVIIe siècle, premier dôme à la française, est le point d’orgue de l’hôpital dit des Quatre Rangs construit entre 1622 et 1627. Une campagne de sondages a révélé que, sous l’épaisse couche de peinture craquelée, le décor était entièrement en stuc marbre, donnant l’impression d’une voûte en pierre.

Il sera dégagé de cette peinture qui l’alourdit considérablement. Le puits de lumière de la lanterne sera ré-ouvert et des vitraux seront remis en place permettant à la lumière de révéler ce fabuleux décor.

LES VITRAUX

Les vitraux en place à l’Hôtel-Dieu (dans le grand réfectoire) seront restaurés et équipés de bavettes de récupération des eaux de condensation en partie basse.

LES BOISERIES

Les boiseries datant du XVIIIe du Grand Réfectoire sont extrêmement bien conservées. Un simple décapage, une révision et une remise en état de fonctionnement des serrures et des gonds seront opérés avant le cirage final.

Les boiseries de la salle du Conseil sont beaucoup plus disparates, recomposées dans les années 1960. Elles seront complétées à l’identique pour retrouver le grand volume de la pièce et remises en teinte avec une peinture au blanc de zinc et pigments naturels.

Les boiseries de l’ancien hôpital de la Charité, en très bon état, seront conservées et mises en valeur.

LES PLAQUES DES DONATEURS

Les plaques des donateurs de la Cour du Cloître seront conservées en place et restaurées par une reprise du scellement, un nettoyage et une réfection des dorures des noms des donateurs.

LES PLAFONDS A LA FRANÇAISE

L’Hôtel-Dieu a conservé certains de ses plafonds d’origine, découverts au fur et à mesure des investigations.

Ils seront révisés et remis en teinte (peinture au blanc de zinc ou simple lait de chaux en fonction des cas) redonnant tout leur caractère authentique à ces lieux chargés d’histoire.